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Année 3, Numéro 10 |
Juin 1003 |
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Édito | Rencontre avec Noël Mompère | |||
Certes avec une parution chaotique, mais avec une équipe de chroniqueurs plus que jamais unie dans le but de vous informer des derniers faits marquant l'actualité politique, culturelle et sportive d'Alliance. Dans ce numéro, vous retrouverez en plus des brèves d'actualités et sportives, un article de fond sur un Darkeh qui ne s'est toujours pas remis de la guerre contre les Borgues. Nouveauté dans votre magazine, le carnet de voyage de Jonas Laaske qui nous emmène pour cette première sur les rives l'Océan du Crabe. Hannah-Karin HJILOOFERB nous invite à une visite de trois des plus importants musées d'Alliance. Alors que les Jeux d'Alliance 1003 font déjà parler d'eux, nous avons aussi souhaité interroger Monsieur Monpère, ancien membre alizéen du CIJA, qui a gracieusement accepté notre requête. Cet interview exclusif est en Une ce mois-ci. Ksav I.E. Bayrè |
Monsieur Noël Mompère est un ancien membre du CIJA. Il revient avec nous sur la première édition des Jeux d'Alliance et nous fait part de ses espoirs pour les Jeux 1003.
Le
Monde Anneau : M. Noël Mompère, vous avez été membre du CIJA lors des
premiers Jeux d'Alliance. Avec le recul, que pensez vous de l'organisation
et du
déroulement de ces premiers JA ? L.M.A. : A la suite de ces jeux, vous avez décidé de quitter le CIJA, pouvez vous nous expliquer pourquoi ? |
N.M. : L'organisation des Jeux a été perçue comme un échec en
Alizé, le CIJA s'en est trouvé quelque peu discrédité aux yeux du
gouvernement. Le Grand-Duc lui-même a fait pression sur moi pour que je
quitte le CIJA, mais je n'étais pas d'accord. Alors on a sorti les vieux
squelettes des placards et je n'ai eu d'autre choix que de démissionner...
je préfère ne pas revenir sur cet épisode douloureux, si vous le voulez
bien. L.M.A. : Merci Monsieur Monpère d'avoir accepté de répondre à nos questions. Propos recueillis par X.B. |
L'imbroglio darkéhen sous influences |
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Le peuple darkéhen, s'il existe encore, est aujourd'hui partagé, soumis et dissocié sous les autorités et les trafics d'influences des trois nations qui s'y sont désormais installées. Mais, avant de faire des projections d'avenir, tentons d'expliquer pourquoi et comment nous sommes arrivés là. Cet antique royaume, l'un des premiers du continent d'Artusinia à s'être révélé à Alliance était relativement paisible, lorsqu’il s'est vu subitement envahi par les troupes borgues entre septembre et octobre 1001. Nous ne ferons pas ici un descriptif de la guerre contre les borgues qui découlera de cette invasion. Si vous souhaitez lire un tel compte rendu, suivez ce lien. Nous dirons toutefois qu'une armée coalisée a débarqué sur le continent forçant les borgues à la reddition. Mais, une fois la guerre terminée, ils sont restés sur ces terres qui ne leur appartenaient pas. Et c'est là que tout commence réellement. Divisant le Darkeh en six zones de protection militaire, six grandes nations d'Alliance vont peu à peu s'introduire sur cette place stratégique de l'avant des territoires connus. Parce qu'ils ont libérés ce peuple, ils vont se donner le droit de le gouverner et d'y installer les institutions politiques qui leur conviendront. Des six nations de départs, notons toutefois d'importantes différences de conduite entre elles. Très vite, les autorités bakoniennes vont soutenir les partisans du "Darkeh Libre" qui sera la prémisse de l'actuelle République Autonome et Moderniste du Darkeh (RAMD). Ensuite, c’est Eriador, qui, le premier, va, en décembre 1001, transférer son autorité au Gouvernement Démocratique du Darkeh (GDD), mis en place sous l'égide du Bruzundanga. Ce sera le premier état à ne pas garder au Darkeh un simulacre de comptoir commercial. Au sein de la ZAM sous contrôle alnéaen, l’autorité du Roi James VII est très vite reconnue. Lors de la guerre, il avait réussi à s’exiler dans ce pays frontalier. Il est, aujourd’hui, l’unique descendant de l’ancienne monarchie darkéhenne. Le Molédère va, avant de céder sa place, laisser apparaître le "Congrès de Lisboa" autour de l'ancienne capitale royale, alors que la CPA soutiendra l'"Assemblée des Maires de la Province de Porto Velho", autour de la ville du même nom à l'avant bâbord du pays. Actuellement, c'est cette même CPA qui tire les cartes au Darkeh. Quelles sont les motivations de la CPA pour s'imposer sur cette terre désolée par la guerre ? Les pays de la CPA, issue de la décolonisation maurétanienne, sont situés autour de l'Océan Central à bâbord à l'avant des continents de Soudanie, et à tribord sur le continent du Bugdumil. Pour parfaire leur étreinte commerciale autour de cet océan, un relais sur le continent d'Artusinia peut sembler primordial. Le Bruzundanga, autre nation qui désire son maintien au Darkeh est dans une situation similaire. Avec la province du Porto-Cale, c’est l'un des seuls pays à posséder des ports maritimes à la fois sur l’Océan du Crabe et sur l’Océan Central. Enfin, le Bruzundaga co-gére, avec l'Esnet, la C.P.N.D. à l'avant du continent d'Artusinia. Un renforcement de sa présence à l’avant de cet océan serait synonyme d’un essor commercial et politique phénoménal. Aussi, on remarque que les villes de Porto Velho et de Coimbra, qui sont les deux premières places maritimes darkéhennes, ont servi de points d'appuis pour la CPA et le Bruzundanga. On remarque également que ce sont les nations n'ayant pas de débouchés portuaires, comme Eriador ou le Molédère, qui vont le plus facilement se retirer du Darkeh au profit des autres nations. Mais nos deux grandes puissances ont peut être sous-estimé le charisme de SM Jaime VII, soutenu en coulisse par le SEA. |
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Alors que les compères maurétanien et bruzundangais se partageait les miettes d’une couronne en ruine, SM Jaime VII va, le 8 avril dernier, annoncer son retour dans son pays. Celui-ci va d’abord formuler la Grande Charte, inspirée des plus grands principes de démocratie et de liberté. Ce sera un véritable succès parmi le peuple darkéhen. Dans la province de Lisboa, les trois quarts de la population soutiendront alors l’instauration d’une monarchie constitutionnelle avec SM Jaime VII comme souverain. Nous sommes mi-avril. Pour les dirigeants de la CPA, il faut agir, vite. Le 29 Avril, le « Gouvernement transitoire » mis en place entre les structures sous contrôles molédariens, maurétaniens et alnéaens, demande son adhésion à la CPA, qui est approuvée par cette dernière moins de 24 heures plus tard. SM le Roi Jaime VII est de retour au pays. Son immense aura populaire parvient à unifier les anciennes ZAM de Molédère, de la CPA et du SEA. |
Pourtant, le GDD et la RAMD restent encore indépendants. Le 16 mai marque une nouvelle étape dans cet élan vers l’unité nationale. En effet, c’est ce jour que les autorités du nouvel ensemble appelé dorénavant le Royaume Constitutionnel du Darkeh (RCD) annonce l’ouverture de négociations avec le GDD et la RAMD. Le lendemain, cette dernière publie la liste des revendications qu’elle entend appliquer pour l'intégration de la république qu’elle souhaite autonome. Mais le GDD est plus critique. Il dément les négociations, dénonce quant à lui la manipulation du RCD par la CPA et repousse l’idée d’un Darkeh régionalisé. Ce coup d’éclat médiatique, pourtant très court (une douzaine de ligne, par courriel), est-il lui-même mené par le Bruzundanga qui s’inquiète de l'arrivée au pouvoir de la CPA sur ce continent déchiré par une guerre meurtrière ? Nous ne le savons pas encore, mais il est certain que rien n’est encore sûr pour l’avenir de l’unité politique du peuple darkéhen. Ksav I.E. Bayrè |